Challenges and opportunities of
technology in society
Next event: LIFT Asia, 4-5 September 2008
On ne présente plus Kevin Warwick, le chercheur britannique qui, il y a quelques années, est devenu le premier cyborg après s’être implanté une puce dans le bras pour mieux comprendre les liens que pourraient à l’avenir tisser l’homme et la machine. A la conférence Lift08 (vidéo), il est longuement revenu sur ses expérimentations et les opérations qu’il a subies. Après 6 semaines d’entrainement, pour que son cerveau et ses muscles apprennent à maîtriser le système, il a réussi à détecter des objets les yeux fermés quand ceux-ci étaient capables d’envoyer des informations à son capteur, à faire bouger une main robotique mimant les mouvements de la sienne à l’autre bout du monde, via l’internet, et à développer de nouvelles manières de communiquer, notamment avec sa femme. Celle-ci portait un collier lumineux qui changeait de couleur selon l’état nerveux de Kevin. Dans une autre expérience, celle-ci s’est faite implanter également un capteur sur le bras lui permettant de communiquer autrement : quand elle fermait trois fois son poing, le système nerveux de Kevin recevait trois impulsions. Une sorte de communication télégraphique entre systèmes nerveux, qui indéniablement interroge ce qu’est un corps, ce que sont nos systèmes de communications et comment ils peuvent se transformer demain.
Kevin Warwick souhaiterait un jour prochain aller plus loin et implanter à un couple des puces électroniques directement dans le cerveau, mais sa femme ne semble pas décidée à le suivre dans cette nouvelle voie. En attendant, il travaille à mettre en culture des bouts de cellules neuronales de rats pour les insérer dans des robots. Pour essayer de mieux comprendre comment la mémoire et les fonctions se créent dans les tissus biologiques, comme l’explique ce très intéressant reportage de Nouvo.ch.